J'aime Spaced. Donc j'aime Edgar Wright, j'aime Simon Pegg, et j'aime Nick Frost. Et forcément, Shaun of the Dead et Hot Fuzz sont des films que je possède et chéris. Puis après ça, ils ont chacun commencé à faire des trucs de leur côté. Pegg est allé jouer dans le remake de Star Trek (pas encore maté), Wright semble avoir une période de 3 ans entre chacune de ses oeuvres, et Frost a décroché un rôle sympa dans The Boat that Rocked (plus d'autres que j'ai pas vu).
Puis l'autre jour, un pote me prête deux films; Scott Pilgrim vs. the World et Paul. Le premier réalisé par Wright, et le second écrit/interprété par Pegg et Frost.
J'étais un peu réticent au départ (pour des raisons que j'expliquerais plus tard), mais en fin de compte, j'ai adoré les deux.



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Scott Pilgrim, c'est à la base un comic-book canadien. J'avais lu le premier tome l'an dernier, parce que c'était super hype, tout le monde en parlait sauf ma grand-mère et que j'étais assez confiant. Mais j'avais été déçu. Je ne peux pas nier que l'auteur a beaucoup d'idées sympathiques, mais le dessin n'était franchement pas attrayant, et les ruptures de ton maladroites. Car si l'histoire semble partir sur un univers et des personnages réalistes, le tout part vite en vrille avec des combats façon jeu-vidéo, et des pouvoirs sortis de nulle part sans aucune explication. C'est un parti-pris de l'auteur, mais sur moi ça n'a pas marché.
Et pourtant, dans l'adaptation ciné, l'alchimie fonctionne complètement. Et c'est en grande partie grâce à la mise en scène dynamique de Wright, qui nous met dès le début dans une ambiance un peu spéciale, et permet un meilleur équilibre, même quand ça part dans tous les sens.
Le film fait un peu office d'oeuvre geek ultime (au moment de sa sortie, au moins), tellement les références pleuvent, et abreuvent autant les dialogues, que le scénario, et la mise en scène. Comics, mangas, jeux-vidéo, films, tout y passe. Il y a même de quoi risquer l'overdose si on entre pas à 100% dans le film, mais je n'ai pas eu ce problème. Mais il faut quand même préciser que le film fontionne en grande partie sur la suspension d'incrédulité et sur l'implication du spectateur, si vous prenez ne serait-ce qu'un léger moment de recul, tout peut très vite se casser la gueule.
Au niveau du cast on retrouve Michael Cera (que j'aime bien, mais qui me les brise de plus en plus à tout le temps jouer sur le même registre), Mary Elizabeth Winstead (que je suis prêt à épouser), Kieran Culkin (absolument brillant), et plein d'autres (ouais, la flemme).

Et pour terminer, Meloku ne m'a jamais parlé du film, mais s'il l'avait fait il m'aurait probablement dit: "la meuf du film change de couleur de cheveux toutes les demi-heures; tu vas kiffer". Et il aurait eu raison.



paul


Et maintenant, passons à Paul. Qui est un peu la rencontre entre les univers de Pegg/Frost et d'Apatow. Alors, en effet, vous n'allez pas retrouver Judd Apatow au générique, mais ce que je dis n'est pas débile quand même puisqu'on retrouve une bonne partie des habitués de du réalisateur/producteur dans l'équipe de ce film. Principalement au niveau du cast (Seth Rogen, Jason Bateman,  Jane Lynch, etc...), mais aussi parce que le réalisateur est Greg Mottola, qui avait déjà réalisé le très cool Superbad. Alors là, je pourrais me lancer dans un grand paragraphe comme quoi, en ce moment, tout le monde semble pomper Apatow dans les comédies américaine de toutes façons, mais j'ai la flemme.

Paul parle de deux geeks britanniques allant pour la première fois au Comic-Con, et tombant sur un alien un peu branleur pendant leur voyage. Franchement le pitch ne me parlait pas trop, je trouvais ça un peu facile. Et puis Rogen, j'en peux plus de lui, mais ce film a l'avantage de ne jamais le montrer puisqu'il fait la voix de Paul (l'Alien, en CGI), ça passe mieux. Puis enfin, Pegg et Frost dans une comédie américaine, je voyais pas trop l'intérêt.
Mais au final, l'alchimie fonctionne (again). Ce n'est pas la comédie de l'année, c'est même parfois au bord de se casser la gueule, mais je me suis laisser charmer. Probablement, parce qu'il y a une légère mélancolie dans le film que je ne m'attendais pas à voir, et qui (je trouve) est le ciment qui tient tout en place. En plus de ça, le cast est en forme, la mise en scène de Mottola toujours aussi cool, et l'Alien n'est pas moche (Kristen Wiig non plus).
Donc, au final, pas un film très marquant, mais vraiment plaisant à regarder.


Mais j'espère quand même que Pegg, Frost et Wright sr retrouveront un jour pour de nouveaux projets.

 


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Warning ! Bientôt une nouvelle rubrique sur ce blog ! Je ne vous en dis pas plus mais j'aime faire ma pute teaseuse. Bisous.



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- Et tu vas les laisser comme ça ? Sans leur en dire plus ? Mais t'es vraiment une ordure !
- Euh... bah ouais.