Take a bad blog and make it better

22 août 2012

Mourir, dormir, se faire assassiner

Je vais directement commencer ce billet par me faire de la pub, comme ça après on peut respirer et parler d'autre chose.

Donc, pour tous ceux qui n'auraient pas encore fait la démarche, rendez-vous sur le site Turnleft: http://www.turnleft.fr/
Vous y trouverez le premier épisode de la web-série "Perdus" et le premier numéro de notre webcast "Let's Talk About". La suite de l'un et le second numéro de l'autre arrivent dans moins d'une semaine, alors n'hésitez pas à y retourner. Et si nous nous aimez vraiment (ce dont je n'ai aucun doute), vous laisserez des commentaires, et vous "likerez" (brrr que c'est moche) notre page facebook, si vous êtes méga cool, vous nous suivrez même sur twitter.

Voilà j'ai fini.

On respire.


Quoiqu'en fait on respire pas tant que ça car la semaine n'est pas coolcoolcool. Car lundi, on a appris le décès de Tony Scott, qui vient de se suicider à l'âge de 68 ans. Alors c'était déjà assez triste et dramatique comme ça (j'ai quand même lâché ma petite larmichette), mais certains ont apparemment décidés qu'on achève même les cadavres. Et par "certains", je veux dire Télérama et l'Express. Ou l'art d'utiliser la nécrologie afin de dénigrer tout un pan du ciné américain, le film d'action, que Tony Scott a défini (et n'a jamais arrêté de redéfinir) à travers sa carrière.
Je comprends tout à fait qu'on puisse ne pas aimer certains des ses films (voir tous ses film). Je suis même prêt à accepter qu'au nom de la subjectivité, on peine à y voir un réel travail artistique. Mais écrire un papier quelques heures après sa mort où on se borne à le qualifier de "yes man" ou, pire, où l'on se permet d'avancer comme raison de son suicide "la comparaison avec son frère aîné", c'est juste gerbant. J'ai bien d'autres adjectis, mais il paraît que c'est mauvais pour le coeur de s'énerver.

Dans tous les cas, moi non plus je ne joue pas les hypocrites. Et c'est pourquoi je déclare haut et fort que j'adorais Tony Scott. Je ne suis pas fan de tous ses films, et je ne les ai pas tous vus. Mais çe ne m'empêche pas de penser que plusieurs de ses films ont totalement changés la façon de filmer un certain cinéma (Top Gun par exemple, oui, et Man On Fire). Sans Tony Scott, on n'aurait peut être pas eu les même films de John McTiernan, Michael Bay et Antoine Fuqua (pour le meilleur et pour le pire bien sûr). Et surtout sans Tony Scott, "Le Dernier Samaritain" n'existerait pas, l'un de mes films de chevet, un sommet de coolitude écrit par Shane Black, enrobé de la plus belle manière possible. Le film qui m'a appris que dans les années 90, on ne pouvait plus juste aller vers un mec et lui envoyer une avoine, il fallait dire quelque chose de cool avant.

Merci Mr Scott.


02 juillet 2012

Turnleft

 

Pour tous ceux qui auraient la flemme de lire ce billet, allez par-là: http://www.turnleft.fr/ Pour les autres, allez-y aussi, mais si vous voulez, vous pouvez lire le billet d'abord.


Enfin !

Oui, enfin. Car ce billet est là pour vous annoncer les débuts officiels d'un projet que je tease depuis (vérifie l'historique de mes billets...) le mois de septembre de l'an dernier ! Au début, j'avais juste annoncé l'arrivée d'une nouvelle rubrique. Car c'était mon intention, faire une rubrique avec des billets vidéos, même que j'ai appris récemment qu'on appelait ça du "vlog", ou "vlogue" dans nos chères contrées francophones. Mais en fait derrière cette annonce, j'avais un autre projet en tête, et ce depuis le moins de juin (2011, donc): faire une web-série !
Comme certains le savent, j'écris des nouvelles. Et ce, depuis pas mal d'années (une douzaine, en fait). Ce qu'ils ne savent peut-être pas, c'est que je n'ai écrit que deux nouvelles ces deux dernières années. Et pour ceux qui se poseraient la question, oui c'est très peu. Surtout pour quelqu'un dont la principale passion/motivation dans la vie est d'écrire, et qui a tout à fait le temps de le faire autant qu'il le désire. Alors pourquoi n'écrivais-je quasiment plus ? Et bien, pour beaucoup de raisons qui ne sont pas forcément le propos de ce billet, sauf une; c'est que ça ne m'éclatait plus d'écrire tout seul dans mon coin. J'avais déjà eu quelques expériences d'écriture à plusieurs, et j'avais trouvé ça beaucoup plus motivant et plaisant, et un exercice bien plus intéressant en général. Là, je pourrais faire une comparaison facile entre l'écriture et le sexe, sauf que je ne crois pas que l'écriture à plusieurs soit objectivement mieux que l'écriture en solo, c'est juste que moi j'y trouve plus mon compte.
Donc, il me fallait un projet de groupe, et c'est là que j'ai commencé à m'intéresser aux web-séries. Il se trouve que j'avais déjà une idée de pitch, que j'ai aussitôt partagé avec Gclems. Puis, très vite, plein d'autres idées sont arrivées. Et c'est là qu'on a commencé à errer pendant quelque temps, il fallait transformer ces idées en pitchs solides, puis voir lesquels étaient vraiment réalisables. Il fallait aussi acheter du matos, trouver d'autres participants bien motivés, faires des essais parfois peu concluants, etc...

Et puis, ces 3 derniers mois, tout a commencé à vraiment prendre forme. Les premiers épisodes étaient écrits, les tournages ont commencé, le montage aussi, le site a été construit, le mauvais temps a été bravé. Et nous voilà enfin prêts ! Alors, trève de bavardages, voici où vous pouvez nous retrouver:

Le site

Sa page Facebook

Le compte Twitter


Et voici déjà notre premier teaser:


TeaserTurnleft

Alors maintenant, cliquez, regardez, likez, tweetez, etc... Je veux une véritable orgie de fans ou je boude !

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19 mai 2012

Basic Metafiction in Crazy Town Banana Pants

La série de Dan Harmon, Community, a déjà été évoquée sur ce blog, mais j'avais envie de lui dédier un billet entier depuis quelques temps. La fin de la saison 3 (qui a été diffusée cette semaine) m'en donne l'occasion.

La saison se termine exactement comme elle s'est déroulée; 50% de maîtrise totale, 50% de digressions plus ou moins pertinentes et 100% d'audace et d'inventivité.
Personnellement, je pense que c'est l'audace qui aura payé. Cette volonté de toujours essayer quelque chose de nouveau, d'explorer les limites et contraintes imposées par le média et le format du show pour pouvoir ensuite les exploser. C'est ce qui a amené de manière totalement légitime un triptyque de pure science-fiction ("Remedial Chaos Theory", "Virtual System Analysis" et le season finale "Introduction to Finality") dans un comedy show. C'est aussi ce qui nous a donné des épisodes-concepts comme le 3x20 façon 8-bit ou le 3x08 qui est un hommage au making of d'Apocalypse Now, et non pas au film lui-même, et puis le 3x17 façon Law and Order. Enfin, c'est également cette audace et cette inventivité qui auront permis de construire des personnages aussi forts dans un environnement aussi chaotique, et là j'en reviens encore à "Virtual System Analysis" qui en quelque sorte met Abed dans la peau des autres personnages, et met le spectateur dans la peau d'Abed. En fait les mécaniques des personnages sont dévoilées de manière tellement efficace que la barrière writer/watcher est presque effacée.


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Alors oui, la série a des défauts. Certains persos semblent stagner (Britta), le concept prend parfois le pas sur l'humour, et certaines références sont vraiment réservées aux initiés. Community n'est définitivement pas une comédie pour un public voulant juste rigoler et se détendre, c'est une série exigeante qui demande une attention active de la part du téléspectateur. C'est aussi ce qui la rend si unique.

Ou tout du moins, ce qui la rendait unique.

Car si Community a bien été renouvelée pour une quatrième saison (de 13 épisodes), je n'ai toutefois jamais été autant inquiet à propos du futur de la série.
D'abord faisons un petit retour en arrière. Les fans de la série avaient très peur que celle-ci soit annulée à la fin de sa troisième saison. Plusieurs signes allaient en ce sens: audiences pas géniales, deuxième partie de la saison 3 longtemps repoussée, diffusion des 3 derniers épisode le même soir (genre la chaîne s'en débarrasse en un coup). Et il faut ajouter à cela la rivalité entre Dan Harmon et Chevy Chase qui a éclatée au grand jour. Pour résumer (mais mon avis est partial), Chase est un mec difficile sur les tournages (et ce n'est pas nouveau), et Harmon est réputé pour être assez sanguin également, en plus de ça Chase ne pige absolument pas ce qu'il fout dans la série, qu'il ne trouve pas drôle. C'est apparemment ce qui l'a entraîné à refuser de jouer l'une des dernières scènes de la saison. Harmon a répliqué la soir suivant, à la wrap party, en entonnant un grandiloquent "Fuck you, Chevy" devant Chase et toute sa famille. Chase a répliqué avec un message tout aussi insultant sur le répondeur de Harmon, que Harmon a eu la connerie de faire entendre à un public restreint, mais pas assez restreint pour que le message n'atterisse pas sur le net. Entre-temps, un message (plus ancien) surgit aussi sur le net où Chase descend la série. Tout cela se terminant (officiellement tout du moins) par des "excuses" de Dan Harmon et le quasi-mutisme de Chevy Chase.

Tenez, quelques liens, si ça vous intéresse (pour les anglophones):


http://www.huffingtonpost.com/2012/03/31/community-chevy-chase_n_1393823.html?ref=mostpopular

http://www.celebuzz.com/2012-04-10/%E2%80%98its-just-a-fcking-mediocre-sitcom-second-chevy-chase-recording-emerges-rips-his-own-show-community-exclusive/

http://danharmon.tumblr.com/post/20430020654/not-that-it-helps-but

Et pour bien montrer ma partialité, une petite récap du passif de Chase (que je ne déteste pas pour autant en tant que comédien):

http://gawker.com/5899097/hes-not-chevy-hes-an-asshole-a-history-of-chevy-chases-horrific-behavior


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Bref, c'était pas gagné pour une saison 4. Et pourtant le renouvellement de la série a été annoncé il y a une semaine. Et si au début, j'étais super jouasse et tout, j'ai vite commencé à déchanter. D'abord à cause du départ des producteurs Neil Goldman et Garrett Donovan, des mecs à qui l'on doit certainement beaucoup de l'aspect osé et impertinent de la série (les deux compères ayant auparavant travaillé sur Scrubs et Family Guy). Suivi du départ de Chris McKenna, qui avait écrit, entre autres, le fabuleux "Remedial Chaos Theory" (nommé aux Hugo Awards). Et tout cela n'était en fait que des signes avant-coureurs d'une rumeur qui s'est transformée en tempête il y a quelque heures, car Dan Harmon quitte également le show !
Ou pour être plus précis, Dan Harmon a été viré.
Et là, je préfère le laisser s'exprimer (encore une fois, pour les anglophones uniquement, désolé):

http://danharmon.tumblr.com/post/23339272200/hey-did-i-miss-anything


Community se retrouve donc avec une nouvelle saison, mais ayant perdu toute ses têtes créatives, ainsi que sa "voix" principale. Je ne connais pas bien les deux nouveaux showrunners, Moses Port et David Guarascio, le seul truc que j'au vu auquel ils ont participé c'est Happy Endings, qui a eu une seconde saison assez fendarde après une première plutôt mitigée. Donc peut-être que ce sera drôle quand même. Peut-être même que ce sera très bon. Mais ce dont je suis certain, c'est que Community sans Dan Harmon, ce n'est pas la même série. (et pour ne pas changer, quelqu'un l'explique encore mieux que moi: http://www.hitfix.com/blogs/whats-alan-watching/posts/can-community-work-without-dan-harmon)

Community était une série à la télévision, pour la télévision, et à propos de la télévision. Elle reste à la télévision, ce n'est déjà pas si mal.


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Ok, guys, so it's the story of a show about a show, now laugh.


21 avril 2012

It's all in the game

Warning: voici encore un billet bordélique où je vais parler de tout (ce que j'ai envie) et de rien (de vraiment intéressant). D'ailleurs on pourrait commencer par parler de cette première phrase. Vous trouvez pas ça chiant quand un billet de blog commence par autant de déconsidération envers soi-même ? On dirait que l'auteur essaye d'attirer la pitié des lecteurs en sa la jouant cynique et détaché. Et je m'y connais, je l'ai fait un paquet de fois. Allez promis, ce sera la dernière.
D'un autre côté, c'est peut-être juste parce que je n'ai aucune imagination sur comment débuter mes billets. Je ne me rends pas bien compte si c'est plus, ou moins grave. Si vous avez un avis pertinent sur cette question primordiale, n'hésitez pas à le partager dans les commentaires.


Le projet Tango/Tanga/Tank&Vaseline est toujours en cours de construction. Il semble pour l'instant fonctionner sur le mode "deux pas en avant, un pas en arrière", ce qui est déjà bien mieux que l'inverse. J'aimerais bien vous teaser mieux que ça, mais je ne sais pas comment. Je ne suis qu'une allumeuse de bas-marché.


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D'un autre côté, voilà ce que Gclems considère comme du teasing, à vous de juger


Côté jeux-vidéo, la malédiction me faisaint acheter des jeux qui me gonflent ne semble pas s'être arrêtée. Les gens qui me connaissant me disent de ne plus acheter de la merde, tout simplement. Sauf que ce n'est pas si simple, j'ai l'impression qu'on est à une époque où ce sont les jeux les plus merdiques en apparence, qui se révèlent avoir le plus de choses à proposer une fois qu'on se donne la peine de les commencer. D'ailleurs, sur ce sujet, je tiens à signaler que Swery, le créateur de Deadly Premonition, a annoncé une version Director's Cut de son jeu pour la PS3, ce qui vaut bien une petite danse de la joie.
Et puis il m'arrive aussi d'acheter de bons jeux, mais de me rendre compte très vite qu'ils ne correspondent pas à mon humeur du moment. Théorie vérifiée récemment avec Fallout 3, sur lequel j'ai peiné une semaine avant de le mettre de côté. Le jeu est très bien, mais y jouer me pète les couilles, pour le moment.
Par contre, il y a quand même un jeu dont je ne regrette absolument pas l'achat, c'est Journey, disponible sur le PS Store. Pour ceux qui rêvent d'une véritable expérience, enrobée dans un gameplay à la parfaite simplicité, et doté d'images et de musique belles à pleurer. Si vous recherchez de l'action, ce n'est pas fait pour vous, mais si vous voulez ce petit moment d'émotion qui peut tout bouleverser, jetez-vous dessus.
Mais je sais que tout va bientôt s'arranger puisque je viens de recevoir Arkham City, et Batman est la réponse à tous les problèmes. Donc si je n'aime pas le jeu, je peux me pendre en brûlant ma console.

Niveau séries TV, j'ai réparé une grave erreur dernièrement. J'ai enfin maté The Wire en entier. J'avais déjà vu les trois premières saisons il y a 4 ans et j'avais franchement pas accroché. J'étais même complètement passé à côté de la saison 2, vu que j'ai eu l'impression de la voir pour la première fois en me refaisant l'intégrale...
Don: mea culpa. The Wire, c'est sublime. Une série sur l'amérique d'aujourd'hui, vue à travers le prisme de Baltimore. La ville est d'ailleurs plus qu'une unité de lieu, c'est presque un personnage à part entière. Impression renforcée par le fait qu'on ne voit pas souvent la "Charm City" à l'écran. Cela produit une véritable sensation de dépaysement, loin des apparences tape à l'oeil de L.A ou Miami (et pourtant, il y aurait moyen de traiter ces villes d'une autre manière). Ici, on est étouffé en plein milieu urbain, Baltimore c'est pas un coin pour les touristes.
La principale raison  qui m'avait fait déchanter il y a 4 ans, c'est le rythme de la série. On est en plein dans le rythme habituel des séries HBO, avec une mise en place lente et minutieuse, et avec des résolutions plongeant parfois droit dans l'anti-climax. Pourtant à l'époque, je n'avais aucun problème avec les séries prenant leur temps, mais sur The Wire, ça m'avait gonflé. Bizarrement, en reprenant la série, je ne l'ai pas du tout ressenti de la même manière. Il faut dire que si on regarde bien, The Wire raconte plus de chose en 10 minutes de lente construction que quasiment n'importe quelle série actuelle en deux épisodes de 40 minutes.
Je me souviens aussi que je n'avais commencé à ressentir un peu d'attachement envers les personnages qu'à partir de la saison 3. Encore une fois, je ne peux que blâmer l'incroyable stupidité du Moi d'il y a 4 ans. Ne serait-ce que pour ne pas s'être rendu compte que le personnage d'Omar mérite d'entrer au Panthéon des Best Characters Ever.
Bref, si vous avez jamais maté The Wire, ou si vous l'avez arrêté en cours de toute, vous êtes un gros nul. Je le sais, je l'étais encore il y a quelques semaines.


Pour finir, c'est maintenant presque devenu une tradition de parler d'Amanda Palmer sur ce blog. Donc, ne dérogeons pas à la règle et signalons que les heureux participants de son dernier Kickstarter (si vous connaissez pas: google it) ont reçus l'enregistrement de An Evening With Neil Gaiman and Amanada Palmer et que c'est absolument magnifique, et que si vous ne l'avez pas, je me moque de vous en vous montrant du doigt, et que pwet. Et apparemment, il devrait y avoir un prochain Kickstarter bientôt pour son prochain album. Suivez-la sur twitter. Suivez-moi sur twitter. Faites l'amour sur twitter. Peace.



11 février 2012

Tango et pensées du soir

Oui, je sais, pas de billet depuis plus d'un mois. Ce n'est pas que j'ai lâché le blog, c'est que je suis occupé sur d'autres projets. Projets que je compte bien vous montrer en temps et en heure, mais pour l'instant gardons les secrets afin d'apprécier les joies du teasing. En attendant, appelons ça le Projet Tango.

Maintenant, vu que je garde le Projet Tango secret pour le moment, la question qui se pose, c'est: "de quoi parler ?". Pas de comics (et j'en entends déjà se réjouir), vu que je n'en ai pas lu un seul depuis que l'année a commencée. Même si j'ai un sublime volume de Batman and Robin (il y a marqué Grant Morrison sur la couverture, ce qui suffit à le rendre sublime) qui m'attend bien au chaud. Une prochaine fois, peut-être.
Par contre, pour rester dans le sujet des lectures, je suis en train de relire les Chroniques de Krondor (en v.o pour la première fois), un cycle de fantasy écrit par R.E Feist. Si vous ne connaissez pas et que vous aimez la fantasy, je vous le conseille, Feist est mon auteur préféré dans le genre. Oui, même devant Martin et Tolkien. Si vous n'êtes pas contents, [insérer politesse] ou allez crever.

Sans transition (parce que nous ne sommes pas sur ce genre de blog, enfin pas aujourd'hui), j'ai depuis plusieurs mois quelques nouvelles chansons dans la partie de mon cerveau qui aime coincer des trucs en boucle dans ma tête. Ce sont les morceaux du Rocky Horror Picture Show. Et je nomme les coupables: Craig Ferguson et Amanda Palmer. En fait, je les remercie surtout, car j'avais le film depuis des années, et je n'arrêtais pas de repousser le moment de le voir (pour des raisons que je ne m'explique pas moi même), et si Ferguson n'avait pas fait un numéro spécial RHPS pour Halloween l'an dernier, je ne l'aurai probablement pas encore maté. Et puis quitte à avoir des chansons coincées dans la tête, autant qu'elles soient cool.





Oh, et pendant qu'on parle d'Amanda Palmer, certains d'entre vous ne sont peut-être pas encore tombés sur sa reprise de Polly. Un tort à réparer aussitôt tellement c'est puissant à en crever (au moins).




Récemment, j'ai redécouvert ma tablette graphique, mais je ne sais toujours pas dessiner. J'ai acheté un ukulélé, mais je ne sais pas en jouer. Je me suis aussi pris plusieurs jeux vidéos alors que je savais qu'ils étaient mauvais, et je me suis lancé dans des séries TV de merde qui étaient repérables de loin. Je ne compte pas analyser tout ça afin de calculer à quel point je suis maso et pathétique, mais je me suis dit qu'il serait intéressant de vous en faire part. Aussi, ça fait quelques lignes en plus dans un billet qui n'est déjà rien d'autre que du meublage.


Et je vais vous laisser sur ces quelques mots, car je dois encore travailler sur le Projet Tango. Et apprendre à jouer au ukulélé.





03 janvier 2012

I say goodbye, and I say hello

Quand j'ai décidé d'ouvrir un blog (pour la seconde fois), ce n'était réellement pas pour y raconter ma vie. Je crois même que je m'étais excusé dans l'un de mes premiers billets, si jamais cela arrivait.
Et c'est probablement arrivé. De manière filigrane. Sournoise. Peut-être même sans que je m'en rende compte.
Dans tous les cas, je m'excuse d'autant plus que ce billet est principalement à propos de moi. Et qu'il sera probablement assez confus, et pas vraiment intéressant.


Ces fêtes de fin d'année ont été un peu étranges. Mon Noël était supposé se passer dans un calme plat. Pas de fête, pas d'invitation, rien. Sauf que quelques jours avant le 25, j'apprends qu'une partie de ma famille fait un repas de Noël. La famille du côté de ma mère, je précise, mes parents sont divorcés. Cette invitation, bizarrement, je l'espérais. Les repas de famille, je les ai évités pendant des années, je n'y suis retourné que depuis peu. Et bien qu'il soient souvent très chiants et que ces personnes me sont souvent plus étrangère que certains potes que je ne connais que depuis une poignée d'années, je me suis rendu compte que j'appréciais ces réunions. J'ai toujours considéré mes amis les plus proches comme des membres de ma famille. Mais contrairement à ce que j'ai cru pendant longtemps, cela n'efface apparemment pas les liens génétiques. Et par "génétiques", je veux dire les personnes qu'on a connu tout petits, et avec qui l'on partageaient déjà des repas un peu chiants, mais pourtant chaleureux. Bref, tout ça pour dire que je me suis rendu compte que la famille est très importante à mes yeux, que ce soit celle avec laquelle je suis né, ou celle que j'ai recréée.

Puis, la veille du réveillon, j'apprends que mon père doit rentrer à l'hôpital. Et pas juste pour un petit truc. Je commence bien évidemment à sérieusement stresser. Puis, un autre membre de ma famille me passe un coup de fil, et au lieu de me rassurer (je croyais bêtement que c'était ce qu'il se passait dans ce genre de configuration), il me dit de me préparer au pire. Résultat, je passe les 72 heures suivantes dans un état second. Mes insomnies, qui étaient déjà bien présentes depuis quelques jours, atteignent un pic dramatique. Le repas de Noël (avec la famille de ma mère, donc) est appréciable, ce qui me fait sentir coupable, vu que mon père est à l'hosto, et que je dois apparemment "me préparer au pire". C'est comme si j'avais deux personnalités pendant un moment. Je ne peux pas voir mon père car il est à l'autre bout de la France, et je n'ose pas appeler un autre membre de ma famille vu comment le dernier m'a fait flipper. Donc, à la place je participe à des repas en prétendant que tout va bien.
Puis le 26, j'ai enfin des nouvelles. Elles sont plutôt bonnes. Les dangers de mort imminente son écartées. Puis 3 jours après, j'ai encore de meilleures nouvelles. Le traitement sous perfusion s'est révélé encore plus efficace que prévu, et mon père peut sortir de l'hosto. Il y aura d'autres interventions dans les mois qui viennent, mais on peut souffler. Ce qui me permet d'arrête de culpabiliser, et de réellement tenter d'apprécier ces fêtes de fin d'année. Oui, je suis incroyablement égocentrique.

Après l'invation au repas de Noël, une autre bonne nouvelle a débarquée. L'un de mes meilleurs amis était de retour dans la région pour les vacances, avec sa copine.. Un retour inattendu, et que j'ai presque appris pas hasard (le hasard étant la mère de Gclems, si vous lisez les commentaires de ce blog, vous savez qui il est, sinon, shame on you). Bref, cette nouvelle a soudain doublé le nombre de participants à ma fête de fin d'année. Car oui, à la base c'était juste un plan à deux, et même pas à base de sexe. Le pathétisme est un art.

Donc le réveillon de fin d'année s'est déroulé à 4. Rien de grandiloquent. La présence féminine s'est retrouvée torchée juste avec mon punch d'apéro. Il y a eu du karaoké, des vannes racistes et sexistes, des naissances de private jokes... dans l'ensemble c'était plutôt sympa. Il manquait un membre de ma "famille recréée" pour que ce soit parfait mais c'était bien. Je dirais bien à quel point j'aime mes amis, mais ce billet est assez gerbant d'émotions comme ça. Du coup, disons qu'il manquait surtout la coke et les putes. La soirée s'est écourtée assez vite, mais en même temps je n'aurais pas tenu beaucoup plus longtemps, vu les insomnies que j'avais (encore) dans les jambes. Je regrette juste un peu de ne pas m'être pris la murge de l'année (laquelle ?).
Le lendemain était marrant, avec un salon envahi par les verres et bouteilles vides, la nappe déchirée, des confettis absolument partout... J'appréciais tellement l'ambiance que j'ai à peine nettoyé. J'ai encore essayé de me bourrer la gueule en ce premier janvier, mais impossible, toujours trop fatigué. Je n'y suis arrivé que le lendemain, avec beaucoup de bourbon, un ami très en forme car il dort 4 heures de plus que moi par nuit, et des médicaments car ma gorge est remplie de rasoirs.

Et on en arrive à maintenant. Moi, en train d'écrire ce billet. Je dois avouer que c'est en partie la faute d'Amanda Palmer. Car en plus d'être une incroyable musicienne, elle est une blogueuse de grand talent. Et elle a écrit un article en ce début d'année. C'est à propos de son mariage avec Neil Gaiman. Vous pouvez le trouver ici: http://blog.amandapalmer.net/post/15120706154/the-wedding-blog 
Ce billet  donne ses lettres  de gloire au blog façon journal intime. Car peu de gens ont le talent de Palmer pour raconter leur vie. Amanda Fucking Palmer redonne confiance en l'humanité. Sur le net !!! Et c'est en partie ce qui m'a poussé à écrire ce billet.
Je sais que je n'ai pas le talent de conteur que le couple Palmer/Gaiman possède. Mais dorénavant, je sais aussi qu'on peut parler de soi tout en parlant aux autres. J'ai écrit ce billet car j'avais besoin de partager certaines choses ici. Et ce n'est en fait pas très différent de ce que je fais dans mes autres articles, juste avec les filtres de la critique et/ou de la fiction en moins. Mais le principe de partage reste le même. Bien que mon cynisme me force à voir le net comme un endroit d'exposition plus que de partage. Et pourtant le 24 décembre, c'est grâce au net que j'ai pu choper l'épisode Christmas Special de Doctor Who, parlant d'une mère ne sachant pas comment annoncer à ses enfant que leur père est décédé. C'est aussi grâce au net que je suis tombé sur des vidéos de Craig Ferguson faisant les plus sincères éloges possibles à ses parents décédés.
Moi, mon père est vivant.
Et 2012 s'annonce exactement comme je le pensais. Juste en un peu plus extrême.

Difficile, mais plein de possibilités.



Je vous souhaite une année intéressante à tous. 

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30 décembre 2011

2011: Simply the Best

J'avais commencé un billet dans le style de l'an dernier, avec mes tops et flops de l'année, mais au bout d'une page je me suis rendu compte que ça me gonflait. Parce que je n'avais pas envie de parler des flops, mon envie de critiquer le caca étant apparemment émoussée en cette époque de dindes farcies. Donc, j'ai décidé de ne faire que des tops. Pour se souvenir des belles choses, n'est-ce pas Bernard ? Et histoire de faire encore plus concis, je vais me concentrer uniquement sur les trucs sortis en 2011, et pas parler de vieux trucs que j'ai découvert sur le tard, comme l'an dernier. Oh, et aussi, j'ai fait deux tops dans l'ordre croissant, et l'autre non. Je suis vraiment un chieur.

Allez on commence, coubo.


TOP TV SHOWS 2011

1: Doctor Who

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Bah ouais, première deux ans de suite. Mais c'est pas ma faute si cette série rox à ce point, non plus. Malgré quelques faiblesses cette année (dont un épisode totalement raté avec des pirates, bien que je vois mal comment on peut faire un truc nul avec des pirates, ce serait comme faire un mauvais film avec Batman, oh mais wait a minute...), la série continue d'être le meilleur show en cours de diffusion, et ce, avec une bonne longueur d'avance.


2: Community

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Je croyais qu'il n'y avait plus de bonnes séries comiques. Mais c'était juste que je n'avais pas encore découvert Community. Depuis le soleil est revenu sur mes journées. Même si je regarde mes séries la nuit. Community c'est pas destiné à tout le monde, tellement c'est référentiel, mais putain qu'est-ce que c'est cool ! Cool, cool, cool, même.


3: Le Visiteur du Futur

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Non seulement c'est français, mais en plus c'est une web-série. Et pourtant, ouais, ça mérite totalement sa place dans ce top. Parce que faire de la s-f en France, en étant intelligemment drôle, en construisant un univers génial malgré l'absence de pognon, et en touchant parfois l'épique du bout des doigts, je savais pas que c'était possible. Merci monsieur François Descraques pour me l'avoir appris.


4: The Late Late Show

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Parce que Craig Ferguson est fan de Doctor Who. Que c'est le plus badass des présentateurs. Qu'il sait gérer en impro. Qu'il sait chanter. Que son mug est en forme de serpent. Et que son co-host est un robot-squelette gay.


5: Game of Thrones/The Guild

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Oui, une égalité Justifiée par le simple fait que je veux des tops 5. Donc, je triche. Bref, GoT se devait bien entendu d'être dans ce top, car l'adaptation est presque parfaite pour le moment. Et The Guild, parce que 2011 a vraiment été pour moi la découverte de web-séries absolument géniales, et quand l'une d'entre elles est en plus écrite et interprétée par Felicia Day, mon pénis est heureux (et par pénis, je veux dire cerveau).



Enchainons, coubo.


TOP FILMS 2011


1: Scott Pilgrim vs. The World

Scott Pilgrim Film

Oui, je triche dès le début du top, on va me dire. Mais non, car je considère les sorties dvd/blu-ray aussi, vu que je ne vais plus trop au cinéma. Alors prout. Et re-prout, vu que j'ai déjà parlé du film dans un autre billet.


2: The Loved Ones

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Encore un qui n'est arrivé en France que cette année en dvd (alors qu'il date de 2009). Mélangeant torture-porn, comédie, et WhatTheFuck de manière particulièrement intelligente, The Loved Ones respire la fraîcheur et les giclées de sang.


3: Black Swan

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J'en ai déjà parlé aussi. C'était beau.


4: Triangle

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Même cas que pour The Loved Ones (sorti en 2009, mais arrivé sur l'hexagone par la case vidéo en 2011), j'en causais y a un bail. Et pas tellement en bien. Mais comme prévu, je l'ai rematé depuis. Et une fois l'énervement dû à certains détails (bon, des gros détails) passé, les qualités du film deviennent de plus en plus visibles. Et elles sont nombreuses.


5: The Violent Kind

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Parce qu'il est encore possible de faire des films d'horreur sans répondre à un cahier des charges connu de tout le monde. The Violent Kind balade le spectateur dans tous les sens, quitte à le perdre. Un film qui ne plaira pas à tout le monde, j'imagine.


Maintenant, finissons avec une catégorie foutoir, coubo.


TOP STUFF 2011 (attention, on commence cette fois par la fin, soyez attentifs)


5: Les morts de 2011

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Parce qu'il y a eu du lourd cette année. Avec une ambiance très "America, fuck yeah!" (comprendront ceux qui pourront). Et le libyen m'a fait gagner à un jeu. \o/


4: Les Ogres de Barback

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Vus pour la seconde fois en concert. Et si la première fois était déjà magique, celle-ci était encore mieux. Mention spéciale à leure reprise de "That's My People". Best morceau live ever.


3: Batman

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Parce que c'est Batman.


2: Twitter

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Ma réconciliation avec les réseaux sociaux (die facebook, die!). Le geek qui est en moi a survécu grâce à Twitter.


1: 2012

Parce que si tout se passe comme prévu, ce sera encore mieux.

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Oooops. Where is Batman?


Allez, passez un bon réveillon, coubo !






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04 décembre 2011

Foure-tout Novembre: araignées, pimps, anges, et téléskis

J'ai commencé le mois dans une relation très conflictuelle avec ma PS3. Car ces derniers temps, j'avais un peu trop accumulé les déceptions vidéoludiques. Que ce soit le non-jeu qu'est L.A Noire, la connerie pas assez drôle qu'est Modern Warfare 2, le complètement répétitif Assassin's Creed, ou encore Operation Flashpoint: Dragon Rising que j'ai abandonné dès le tuto.  Donc là, il me fallait un bon jeu.
Et je suis tombé sur des reviews de Saints Row: The Third. Il y avait un gode violet gigantesque, ça avait l'air magique. Mais je n'achète pas des jeux qui viennent de sortir. Principalement parce que je n'ai pas les moyens. Et, en plus, j'aime bien commencer une franchise par le premier volume. Sauf que le premiers Saints Row, il était sorti sur X-Box, et que je n'ai pas la console. Alors, je me suis reporté sur sa séquelle: Saints Row 2. Et c'était un achat qui en valait la peine.


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Difficile de faire une jaquette plus moche, et moins à propos.


Saints Row 2, c'est GTA, mais en plus bête et méchant. C'est du Miike Takashi adapté en jeu vidéo. C'est une ligne de coke livrée avec les croissants du matin.
Donc, comme je le disais, un GTA-like, ce qui implique open-world et jeu bac à sable, avec toutes ses qualités et ses défauts habituels. Un gameplay assez horrible (un autre hommage à Rockstar, probablement). Et en bonus, des graphismes assez dégueus. Mais si vous jouez à SR2, c'est pour son ambiance de sale gamins (une mission vous fait asperger la ville de caca quand même), ses persos absolument tarés, et certaines scènes évoquant un Michael Bay en pleine forme, c'est-à-dire à base de connerie, d'explosions, et d'épique.
Il parait que le 3 est dix fois plus barré, je suis impatient de mettre les mains dessus.


Ensuite, j'ai enchaîné sur Uncharted 3. Qu'on m'a prêté car, remember; je suis pauvre. Alors déjà, le fait qu'on me l'ait prêté m'empêche de tester le multi (sauf si je veux débourser 10 euros). Merci la nouvelle mode des pass VIP. Comme l'écrivait Shakespeare: La première chose à faire, c'est de tuer tous les avocats, et ensuite on s'occupera des éditeurs de jeux vidéo.
Bref. Uncharted 3. Le solo, donc. Bah c'était très sympa. Dans le genre franchise/blockbuster, Uncharted reste clairement ce qui se fait de mieux. On s'éclate, c'est super joli, on traverse le monde à la recherche de trésors qu'on ne ramène jamais à la maison. Si les films d'aventure d'aujourd'hui étaient aussi cool qu'Uncharted, j'achèterais plus de dvd (et serais donc encore plus pauvre, peut-être pas une bonne idée en fin de compte).
Maintenant, il faut quand même être clair sur un point. Les développeurs du jeu ont été très flemmards. Et cet opus n'égale pas le deuxième. D'ailleurs il n'essaye pas assez d'aller plus loin que son prédécesseur; les graphismes n'ont pas vraiment évolués, les phases de tir non plus (mais elles se passent moins dans des couloirs, c'est bien), la mise en scène manque parfois de spectaculaire, et le scénario est un peu bâclé. Il y aussi toujours le défaut habituel de la franchise, à savoir que le gameplay est beaucoup trop assisté. C'est même pire que dans le 2, les phases d'escalade pourraient être des cinématiques que ça ne changerait rien ou presque.


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L'avion que tu cherches est derrière toi. Juste derrière toi !!!!


Ah aussi, étant arachnophobe, le jeu (et Gclems, qui me l'a prêté) m'a réservé de sympathiques surprises. THEY. ARE. EVERYWHERE.


Je crois bien que je n'ai regardé qu'un seul film ce mois-ci.Un petit survival dont le titre est Frozen. Le pitch, c'est trois jeunes gens coincés sur un téléski, dans la nuit et le froid, et sans personne pour venir les secourir. Ah, y a des loups en bas aussi. Rien de bien extraordinaire, mais j'ai aimé quand même. Déjà parce que la présentation des personnages avant que la partie "survival" comment vraiment est très efficace. Grâce à des dialogues intelligents, et des interactions qui sentent le vécu. Et c'est à mon avis l'une des principales bases de tout bon survival, car ça permet de réellement ressentir de l'empathie pour les personnages quand les ennuis commencent. Le côté huis-clos de la situation est lui aussi bien exploité, rien à redire là-dessus. Un film qui ne restera pas longtemps dans les mémoires (la mienne y compris, probablement), mais qui mérite d'être maté, à condition d'accrocher au genre.


Enfin, j'ai fini de mater la première saison d'une série que j'avais laissé en suspens. The Fades, une série anglaise avec des fantômes, des pseudos-anges, et des élus. Les deux premiers épisodes n'étaient pas mauvais, mais j'avais plein de trucs à mater à la rentrée et je n'avais donc pas continué.


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Malgré la toujours magnifique Lily Loveless.


Alors, après avoir regardé l'intégralité de la première saison (seulement 6 épisodes), je peux dire que ça vaut quand même le coup. La série arrive à surprendre par l'évolution de son intrigue, les jeunes acteurs/trices sont tous très bons (deux anciens de Skins dans le cast, dont Joe Dempsie, méga classe en némésis), les effets spéciaux ne font pas cheap. Si la plupart des éléments ont déjà été vus ailleurs, la façon dont la série les mixe est assez efficace. Et puis une série britannique, ça veut aussir dire une série qui n'est pas aseptisée comme la plupart des produits venant de l'autre côté de l'atlantique. Parlez moi de séries fantastiques américaine récentes, et vous me verrez sortir de la salle en pleurant, ou vous foutre mon poing dans la gueule.
Donc au final, pas de quoi sauter au plafond, mais ça fait quand même plaisir de voir une série fantastique aussi bien troussée vu comment le genre s'appauvrit de plus en plus (il va bientôt rejoindre la science-fiction dans sa tombe si ça continue).

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20 novembre 2011

Buffy The Comic Slayer

En tant que fan absolu de Buffy The Vampire Slayer, l'annonce de la poursuite de la série de façon "officielle" (c'est-à-dire en partie supervisée par Joss Whedon) en comic-book m'a fait passer par pas mal de réactions. D'abord, j'étais impatient de voir ça, c'était le côté fanboy ayant un orgasme dès que sa série préférée revient dans l'actualité. Après j'ai repensé à ce que Whedon avait déjà fait en comic-books, et mon impatience s'est émoussée, car ses travaux sur ce média ont toujours été au mieux un peu bancals. Mais j'avais aussi toujours pensé que Buffy était parfaite pour ce support, la série puisant une grande partie de son inspiration et de son style dans les comics de toute manière.(Re-) Mais. Buffy sans son cast, c'est pas vraiment Buffy.


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En contrepartie, il y a des hélicoptères.


Bref, j'en étais à peu près là quand le premier numéro est sorti. Et ce numéro m'avait laissé... froid. Pas génial. Pas vraiment mauvais non plus. Mais surtout, pas excité à l'idée de lire la suite. Du coup j'ai laissé passé le deuxième numéro, me disant que j'allais de toutes façons attendre les recueils (ce que je fais d'habitude). Et puis j'ai aussi laissé passer le premier recueil, me disant que je l'achèterais plus tard. Et puis le second est sorti, et encore un, etc.

Il faut dire qu'en plus du désintérêt total que le premier numéro m'avait inspiré. Certaines critiques avaient commencées à apparaître sur le net, et elles me donnaient encore moins envie de continuer. Il semblait que Whedon avait un peu pété les plombs et faisait nawak, du genre bigger and louder maintenant qu'il n'avait plus à se soucier du prix des effets spéciaux. Et comme ça collait avec l'arrivée de Dollhouse à la télé (qui, rappelons-le, n'est tout de même pas une série très glorieuse), j'avais déjà ma dose de Whedon en difficultés.


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Mais Dollhouse savait parfois compenser pour ses défauts.


Mais bon, ça reste Buffy, et il était évident que j'allais m'y mettre un jour ou l'autre.
Donc j'ai lu les deux premiers TPB de cette huitième saison. Et ce n'est pour l'instant ni révoltant, ni ridicule. C'est juste à l'image du premier numéro; vite oublié.
Déjà, niveau dessin c'est pas très beau. Et puis j'ai toujours du mal avec les adaptations en comics de films ou séries, car on a les visages des acteurs(rices) en tête, et ça passe rarement en dessin. Ici, ils sont arrivés à des trucs classes sur certaines covers, mais dans le comic, principalement illustré par Georges Jeanty, les tronches ressemblent à rien. Je pense qu'ils auraient du s'orienter vers un style un peu plus "cartoony", ça passerait mieux.


Pour le scénario, ça reprend peu après la fin de la septième saison. Avec toutes les potentielles ayant acquis les pouvoirs de la Tueuse, et l'organisation de tout ça avec Buffy en leader (et Xander en Nick Fury, enfin d'apparence en tout cas). Les éléments mis en place dans le premier volume (un nouveau méchant qui se cache, le retour d'Amy et Warren, ainsi que de l'Initiative, Dawn transformée en géante (oui, WTF?!, je sais)) méritent l'intérêt, mais pourtant ça me laisse froid. Le format peine à retrouver l'essence des personnages, le rythme est un poil bancal, et on sent que l'intrigue peut vite finir en queue de poisson. Le meilleur numéro de ce volume est le dernier, un stand-alone s'intéressant à l'une des Tueuses en particulier, devant se faire passer pour Buffy, et combattant sous la surface, là où vivent fées et autres créatures.
Du coup, je constate que la meilleure histoire est celle ne faisant intervenir aucun personnage que l'on connaît. Comme quoi une exploration du Buffyverse en comics peut en effet être intéressante, mais pas forcément sous la forme d'une suite directe à la série.

Le deuxième volume est déjà un peu mieux structuré. On s''y intéresse à Faith (avec un peu de Giles), les thématiques sont clairement exposées, et les enjeux plus tangibles. Le problème c'est que ça fait beaucoup redite avec les arcs de Faith dans la série, on en revient à sa relation d'amour/haine avec Buffy, et ce, avec aucune originalité. C'est encore la même rengaine, à base de jalousie des deux côtés, du Maire en figure paternelle de Faith, et de choix existentiels. Alors oui, c'est fait de manière efficace, mais ça ne rend pas le contenu fascinant pour autant.


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Die me dichotomy ?



Donc au final, pas grand chose à tirer de ces deux premiers volumes. Je ne suis pas assez intéressé pour acheter la suite à l'instant, mais je ne suis pas non plus suffisamment rebuté pour ne jamais la lire. Le plus gros défaut pour l'instant est peut-être de ternir un poil une fin de série qui était parfaite sur tous les points.
Et j'espère juste que quand ça deviendra trop nawak, ce sera au moins rigolo.
 

31 octobre 2011

Maerlyn's Halloween Special

En cherchant une idée pour un billet spécial Halloween, je me suis d'abord dit que j'allais parler ciné. Et vu que j'avais pas envie de parler d'un vieux truc, je me suis dit qu'il fallait que je regarde quelques films d'horreur récents. Et ça tombait bien, j'en avais quelques uns sous la main. Des petites production qui, rien qu'aux titres et aux affiches, promettaient du débilos un peu gorasse et rigolo, ce qui passe bien à Halloween. Il y avait Scream of the Banshee, Husk, et un autre dont j'ai déjà oublié le titre (mais y avait un tentacule et un avion sur l'affiche). Problème, je n'ai tenu que jusqu'à la fin de l'un des trois films (celui dont j'ai oublié le titre, justement). Je ne peux donc pas décemment en parler. Primo, par amour du bon goût. Et deuzio, parce que je n'aurai pas matière à faire plus de trois lignes.

Ensuite, j'ai réalisé que Scream 4 venait de sortir en dvd/bluray. C'était bien comme opportunité, ça. Le premier Scream, j'étais (et suis toujours, d'ailleurs) fan. Le deuxième commençait déjà à puer du slip, mais avec encore un ou deux trucs à dire. Le troisième m'avait fait participer à une incroyable bataille de pop-corn dans une salle de ciné (mais vaut mieux pas discuter du film, les gens ont tendance à s'endormir, à raison). Et j'étais assez curieux de voir ce que pouvait donner une résurrection de la franchise une décennie après.
Alors, j'ai regardé Scream 4.
Ou plutôt Scre4m, comme ils l'ont titré.
Pour faire cool.
Et déjà là, j'aurai du me douter que quelques chose n'allait pas.
Puis la première scène arrive. Et je me suis dit que non, ils n'allaient pas oser nous faire le coup éculé du film dans le film. Mais si.
Deux fois à la suite.
Et à partir de là, c'est juste de pire en pire. Les personnages ne sont plus que des papiers troués, les meurtres manquent de style, Craven ne sait apparemment pas s'il doit faire une comédie ou un film d'horreur. Le twist final n'est pas le plus mauvais de la franchise, mais il n'a juste aucun véritable impact. Le film est tellement vide qu'on s'en fout de qui est le tueur. Et puis le côté "petit malin" du script est vraiment devenu à gerber. Dans le premier Scream, c'était sympa, ça déstructurait le slasher pour, au final, le remettre à la mode. Mais là c'est vraiment l'hôpital qui se fout de de l'ambulance qui tire sur des singes grimaçant. Pas la peine de critiquer la vague actuelle de films d'horreur si c'est pour faire une séquelle aussi insipide se la jouant "méta" (cf Haydenne Panettiere récitant la liste de remakes de ces dernières années, j'ai eu de la pitié pour toute l'équipe du film, tellement j'ai senti qu'ils se trouvaient  intelligents à ce moment là).
Bref, Scre4m, ça ne mérite pas un billet. D'ailleurs ça ne mérite même pas ces quelques lignes.
Même s'il y a Alison Brie dedans.


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Mais en moins classe que sur cette image, malheureusement.


Du coup, mon billet cinématographique s'étant transformé en un bal de critiques négatives que je n'ai même pas envie d'écrire, j'ai décidé de parler de séries télé plutôt. Et j'ai même cédé à la facilité et à la subjectivité totale en faisant un top. Le top des 5 meilleurs épisodes d'Halloween.
C'est parti !


5ème place: That 70's Show, Too Old to Trick, Too Young to Die (3x04)


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Je me souviens d'au moins deux Halloween Specials dans cette série, mais je pense qu'il y en a eu plus. Le premier se passait dans une vieille école abandonnée où la bande retrouvait leurs bulletins de l'époque, où quelque chose dans le genre. Il était bien mais j'ai préféré mettre celui-ci dans le top car cet épisode, en plus d'être drôle comme d'habitude dans la série (sauf pour les dernières saisons), parodiait plusieurs films de Hitchcock, comme Psycho, ou North By Northwest. Et c'était plutôt bien foutu.


4ème place: Angel, Life of the Party (5x05)


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C'est pendant la saison 5 d'Angel. Donc quand ce dernier et son équipe sont devenus les boss de Wolfram&Hart, le cabinet d'avocats maléfique. Et c'est la tradition dans ce cabinet d'avoir la plus grande fête de l'année à Halloween (parce que maléfique, ça veut dire cool aussi). Et comme rien ne se passe jamais comme prévu dans cet univers, tout le monde tombe sous l'emprise d'un sort où ils sont obligés de faire ce que Lorne leur dit (sans que ce dernier en ait conscience.
Et puis je ne sais pas pourquoi je commence à vous raconter le pitch, car soit vous n'avez jamais vu la série, et vous ne pigez pas de qui je parle, ou alors vous l'avez maté et vous vous souvenez très bien tout seul que c'était fendard.


3ème place: Community, Introduction to Statistics (1x07)






Community, c'est souvent hilarant. Et dans cet épisode, il y avait déjà du lourd avec Pierce en Beastmaster complètement stone, Chang donnant des conseils de drague à Jeff, et Alison Brie qui est Alison Brie (oui, tout ça pour la citer encore une fois sur ce billet). Mais la pièce de résistance, c'était Abed en Batman. Avec la voix de Batman Bale. Je ne m'en suis toujours pas remis.


2ème place: Buffy The Vampire Slayer, Halloween (2x06)


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Un classique de la série où tous les personnages deviennent ce en quoi ils sont costumés. Buffy croit qu'elle est une bourgeoise du 18ème siècle, Alex se prend pour un militaires, Willow meurt et devient immatérielle (elle était déguisée en fantôme), etc...
L'épisode n'est certainement pas l'un des meilleurs de la série, mais au niveau des épisodes d'Halloween en général il vaut franchement le coup.


1ère place: Quantum Leap, The Boogieman (3x05)


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Dans cet épisode, Sam arrive dans le corps d'un écrivain d'horreur. Puis plein d'évènements étranges commencent à se succéder, se terminant à chaque fois sur la mort de quelqu'un.
J'ai pas vu cet épisode depuis plus de 10 piges, mais il fait partie de ceux qui m'avaient le plus marqués dans Code Quantum. Il y a énormément de références à Stephen King (que je ne connaissais que de nom à l'époque), et je me souviens du final totalement mindfuck avec Al en Satan. Même s'il y a ensuite une dernière pirouette scénaristique facile remattant tout dans l'ordre. Mais c'est aussi ça, un Halloween Special.