Je vais directement commencer ce billet par me faire de la pub, comme ça après on peut respirer et parler d'autre chose.

Donc, pour tous ceux qui n'auraient pas encore fait la démarche, rendez-vous sur le site Turnleft: http://www.turnleft.fr/
Vous y trouverez le premier épisode de la web-série "Perdus" et le premier numéro de notre webcast "Let's Talk About". La suite de l'un et le second numéro de l'autre arrivent dans moins d'une semaine, alors n'hésitez pas à y retourner. Et si nous nous aimez vraiment (ce dont je n'ai aucun doute), vous laisserez des commentaires, et vous "likerez" (brrr que c'est moche) notre page facebook, si vous êtes méga cool, vous nous suivrez même sur twitter.

Voilà j'ai fini.

On respire.


Quoiqu'en fait on respire pas tant que ça car la semaine n'est pas coolcoolcool. Car lundi, on a appris le décès de Tony Scott, qui vient de se suicider à l'âge de 68 ans. Alors c'était déjà assez triste et dramatique comme ça (j'ai quand même lâché ma petite larmichette), mais certains ont apparemment décidés qu'on achève même les cadavres. Et par "certains", je veux dire Télérama et l'Express. Ou l'art d'utiliser la nécrologie afin de dénigrer tout un pan du ciné américain, le film d'action, que Tony Scott a défini (et n'a jamais arrêté de redéfinir) à travers sa carrière.
Je comprends tout à fait qu'on puisse ne pas aimer certains des ses films (voir tous ses film). Je suis même prêt à accepter qu'au nom de la subjectivité, on peine à y voir un réel travail artistique. Mais écrire un papier quelques heures après sa mort où on se borne à le qualifier de "yes man" ou, pire, où l'on se permet d'avancer comme raison de son suicide "la comparaison avec son frère aîné", c'est juste gerbant. J'ai bien d'autres adjectis, mais il paraît que c'est mauvais pour le coeur de s'énerver.

Dans tous les cas, moi non plus je ne joue pas les hypocrites. Et c'est pourquoi je déclare haut et fort que j'adorais Tony Scott. Je ne suis pas fan de tous ses films, et je ne les ai pas tous vus. Mais çe ne m'empêche pas de penser que plusieurs de ses films ont totalement changés la façon de filmer un certain cinéma (Top Gun par exemple, oui, et Man On Fire). Sans Tony Scott, on n'aurait peut être pas eu les même films de John McTiernan, Michael Bay et Antoine Fuqua (pour le meilleur et pour le pire bien sûr). Et surtout sans Tony Scott, "Le Dernier Samaritain" n'existerait pas, l'un de mes films de chevet, un sommet de coolitude écrit par Shane Black, enrobé de la plus belle manière possible. Le film qui m'a appris que dans les années 90, on ne pouvait plus juste aller vers un mec et lui envoyer une avoine, il fallait dire quelque chose de cool avant.

Merci Mr Scott.